Afin de faciliter les déplacements, pour la mise en valeur des espaces, l’éclairage public s’est très largement généralisé. Son incidence sur les consommations d’énergie et le budget de notre commune n’est plus à négliger et son coût est en constante augmentation. Cet éclairage artificiel est par ailleurs responsable de la pollution lumineuse nocturne et de perturbations des cycles biologiques des organismes vivants (humains, animaux, végétaux).
Dans ce contexte, il est urgent de maîtriser la gestion de l’éclairage public. Notre collectivité, par le choix du type d’éclairage et par la mise en œuvre de mesures de suppression ou de limitation, peut contribuer à une solidarité territoriale, afin de préserver l’environnement pour les générations futures tout en maîtrisant mieux son budget.

Notre réflexion a pour objectif d’éclairer mieux, moins cher et seulement quand c’est nécessaire. Eclairer ? Éclairer quoi ? Éclairer quand ? Eclairer comment ?
Les récents travaux réalisés sur nos installations par le SIGDEP05 (Syndicat Intercommunal D’Eclairage Public) ont consisté principalement à :
- Protéger le réseau avec des disjoncteurs haute sensibilité pour améliorer la sécurité des biens et des personnes. Vous avez du constater certaines pannes suite aux déclenchements de ces disjoncteurs causées par des luminaires vétustes en défaut qui vont être remplacés. Ces pannes que nous subissons sont la partie visible de l’iceberg… et comme vous le savez, la partie invisible qui est la plus importante correspond à la mise en sécurité des biens et des personnes qu’assurent ces dispositifs. La mise en place de ces dispositifs est incontournable afin d’etre conforme aux impératifs de sécurité actuels.
La vétusté de certaines parties du réseau combinée à une période particulièrement « humide » provoque ces fréquents déclenchements, un petit défaut sur un seul point lumineux peut faire déclencher un disjoncteur en mettant dans le noir plusieurs rues ou quartiers. La recherche, la localisation et la réparation de ces defaults est particulièrement complexe, laborieuse et chronophage car ils n’apparaissent pas de manière permanente.
- Poser des horloges dites astronomiques qui assureront la mise en marche et l’arrêt de l’éclairage de manière plus fine que les cellules photo électriques actuelles. Ce matériel permet également la programmation de l’extinction de l’éclairage pendant la nuit. Eclairer un secteur nécessite de se poser la question de l’usage des lieux.

 

Apres réflexions, compte tenu du schéma électrique du réseau d’éclairage qui ne permet pas toute la souplesse de choix, les horaires de coupure de l’éclairage retenus dès le 22/11/2019 sont les suivants :
- Extinction de 0 H. à 5 H. pour l’ensemble du village sauf zone cœur du village
- Extinction de 2 H. à 5 H. pour le cœur du village (du pont de Bouchouse au parking sud du lac)
- Les zones du lac et parking sud du lac :
Extinction de 2 H. à 5 H. entre le 15 juin et le 15 septembre
Extinction totale entre le 15 septembre et le 15 juin.
La puissance de l’éclairage de la RN94 sera réduite à 60 %

La mise en place de ces extinctions qui en est à ses débuts, combinée aux récents travaux avec la pose de point lumineux qui ont un excellent rendement consommation/éclairage nous a permis de faire un gain sur les dépenses d’énergie de 15 % malgré l’augmentation récurrente des prix de l’énergie.


Nous voulons des coquelicots

Par délibération à l'unanimité (voir texte ci-dessous) en date du 26 juillet 2019, le conseil municipal de La Roche de Rame soutient l'appel du mouvement "Nous voulons des coquelicots" demandant l'interdiction de tous les pesticides.

Compte-rendu du conseil municipal téléchargeable ici

Nous vous encourageons à signer cet appel en cliquant sur le coquelicot ci-contre.

 

Délibération

Attendu que :

Il arrive qu’un homme fasse fausse route. De même, une société peut se tromper de direction. L’aventure industrielle des pesticides a commencé dans l’euphorie en 1945. Il semblait alors que l’on avait découvert des produits miraculeux, qui allaient régler de nombreux problèmes restés sans solution. Nous aurions tous été enthousiastes devant ces merveilles.

70 années ont passé. Désormais, des centaines d’études parues dans les plus grandes revues scientifiques montrent que les pesticides sont un grand danger pour la santé humaine et tant d’auxiliaires de nos activités, comme les abeilles, qui pollinisent gratuitement une part de nos plantes alimentaires.

Il ne s’agit pas de montrer du doigt qui que ce soit. Nos paysans ont cru bien faire, mais désormais une course contre la montre est lancée, car le tiers de nos oiseaux – ce n’est qu’un exemple – ont disparu en seulement 15 ans, selon des travaux du CNRS et du Museum. Ou nous saurons arrêter cette machine qui n’obéit plus aux intérêts humains, ou nous en serons, nous et nos enfants, les victimes directes. Dans le domaine des pesticides, il n’y a jamais de fin. Le DDT a été interdit en 1972, et aussitôt remplacé par d’autres molécules. Le chlordécone a dévasté les Antilles, les néonicotinoïdes les ruchers, les fongicides SDHI sont omniprésents et angoissants, le glyphosate est un poison universel.

Notre passé séculaire montre qu’il est nécessaire à la société, de temps à autre, de réussir un sursaut qui la rend tout entière meilleure.

 

Après en avoir délibéré, les membres du conseil municipal :

- Assurent qu’il sont conscients de leurs devoirs par rapport à leurs administrés.

- Décident, d’être du bon côté de l’Histoire et de la vie car il n’est pas trop tard pour explorer ensemble de nouvelles voies.

- Rejoignent l’Appel des coquelicots, qui demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse.